Réouverture du site du procès de l’accident du mont Sainte Odile
Le procès en appel de la catastrophe aérienne du Mont Sainte-Odile s’est ouvert le 16 octobre devant la Cour d’Appel de Colmar


Air France venant aux droits d’Air Inter réouvre le site www.accidentdumontsainteodile.info
Ce site, ouvert à l’occasion de la première instance et réactivé pour l’appel, est avant tout dédié à la mémoire des victimes, à la douleur des familles, au souvenir de l’équipage de l’airbus d’Air Inter, compagnie disparue depuis 1997.
Il a été créé, à la demande d’Air France venant aux droits d’Air Inter, par deux anciens cadres d’Air Inter pour que chacun y trouve les documents de l’époque et puisse, à travers eux, resituer le contexte historique et se forger une opinion la plus objective possible.
Tout au long de ce procès en appel, ces informations permettront de prendre la mesure de ce qu’étaient au début des années 90, le transport aérien, la compagnie Air Inter, l’état des techniques aéronautiques et leurs incertitudes.
Ce site éphémère existe aussi pour que soient décrits et reconnus les efforts de chacun pour assurer et faire progresser la sécurité aérienne, dans un monde dans lequel le risque zéro n’existe pas.
A l’issue du procès en première instance, la compagnie Air Inter a décidé de former un appel incident du jugement prononcé le 8 novembre 2006 par le tribunal de Colmar sur cette catastrophe.
« Cette décision fait suite à l’annonce du Parquet d’interjeter appel du jugement du Tribunal de Colmar. Elle marque la volonté d’Air Inter d’être en mesure de participer pleinement à la nouvelle procédure qui va s’ouvrir, sans remettre en cause la plupart des principes retenus sur le fond par le Tribunal, principes que la compagnie considère juste et équitable » déclarait le 21 novembre 2006 Me Fernand Garnault, avocat d’Air France venant aux droits d’Air Inter dans cette affaire.
Le 8 novembre 2006, Air Inter s’était déclaré satisfait de la décision du Tribunal de relaxer, en première instance, la totalité des prévenus, et notamment ses cadres, MM. Rantet et Cauvin. La compagnie rappelait également que les condamnations civiles prononcées par le Tribunal se fondaient sur la responsabilité contractuelle du transporteur et non sur un quelconque comportement fautif de messieurs Rantet et Cauvin.
En effet, le tribunal a jugé qu’il n’y avait pas de lien de causalité entre l’absence de GPWS à bord de l’avion et l’accident.
Sur les aspects civils du procés, la Compagnie Air Inter a indemnisé en totalité les familles de victimes à l’exception de celles qui ont préféré attendre les résultats du procés, puisque le préjudice spécifique est inclus dans les indemnités d’ores etv déjà versées
Au-delà de toutes les informations que les visiteurs pourront trouver tout au long de ce procès en appel, la principale ambition de ce site est de permettre à tous de se souvenir…




